Crue de la Seine: un risque sous-évalué par les promoteurs et la mairie?

 

Nous assistons depuis une semaine à un évènement climatique qui nous impacte à Argenteuil, la crue de la Seine. C’est en fait une répétition de celle de juin 2016, dont on ne sait pas à l’heure actuelle si le niveau de 2016 ne sera pas dépassé cette année.

En 2016, la route départementale RD311 (la 2x 2 voies qui longe les quais de Seine) avait été fermée sur une partie, cette route étant inondée. Les dégâts avaient été limités par le fait qu’aucune structure, à part les salles Jean Vilar et Pierre Dux, ainsi que le marché, n’étaient pas en accès direct avec le fleuve en crue. Au passage, notons que ces endroits avaient été fermés au public temporairement. La plupart des équipements avaient été protégés et situés en hauteur. Une entreprise située en quai de Seine avait ainsi fermé l’accès à son parking souterrain (source: article le parisien 03062016 crue Seine Argenteuil ).

Alors, quelles conséquences pour le projet Jean Vilar, son multiplexe, son hypermarché, ses 150 logements?

Le comité Jean Vilar a toujours défendu l’idée qu’il était déraisonnable de construire un centre commercial et des logements dans une zone inondable.  Projetons nous à la place d’un habitant d’un de ces 150 appartements, une fois l’immeuble construit: en juin 2016, on fermait le marché par mesure de précaution. Dans notre cas, une fois construit, quelles précautions prendre pour les riverains les pieds dans l’eau? Pour sortir les voitures du parking? Car si, selon le promoteur lors de la sa venue au conseil municipal de décembre, le parking des habitants serait en hauteur, celui des commerces serait en sous-sol et inondable. Quelle sécurité cela amène-t-il?Et quel sera impact le fait de creuser en  bord de Seine, et profondément, pour les habitations autour du futur centre commercial?

On voit que la question de  la construction en zone inondable n’est pas qu’une question anodine, elle est pertinente et les réponses (peu nombreuses) de la mairie et du promoteur, ne sont pas à la hauteur de l’inquiétude légitime.

Pour mémoire, la carte postale que nous avons édité (et qui est toujours en vente), toujours d’actualité!

 

carte postale sept 2017 1 les pieds dans l'eau

Pour information, nous continuons à sensibiliser. Ici la semaine dernière pour un évènement organisé par les Cinglés du Cinéma, devant le Figuier blanc, directement menacé par le multiplexe:

photo devant le figuier blanc banderole Comite Jean Vilar Cingles du cinema 18012018

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Près de 2 ans après le vote de la vente en conseil municipal, la découverte d’une forte compensation financière à 750 000 euros!

Enfin, 20 mois après la délibération du conseil municipal qui autorisait la vente du terrain où se situe la salle Jean Vilar, nous venons d’obtenir un document important, qui, bizarrement, n’avait pas été rendu public, tant sur le site internet de la ville, ni aux  conseillers municipaux. Deux d’entre eux ont dû demander expressément ce document pour en avoir connaissance. Ce document est une clause, dans le protocole de vente.

Que dit cette clause? « Au cas où le vendeur ne régulariserait pas l’Acte de Vente alors même que toutes les conditions suspensives sont réalisées  ou que l’acquéreur y aurait renoncé, le vendeur devra verser à l’acquéreur en réparation forfaitaire de son préjudice, la somme correspondant à 10% du prix de vente hors taxe, à titre de clause pénale, conformément aux dispositions des articles 1226 et 1231-5 du Code civil. »

En d’autres termes: si la commission nationale d’aménagement  commercial casse la décision initiale, si le promoteur Fiminco s’aperçoit que le projet est trop coûteux, si la mairie renonce finalement … , alors, il faudra verser quoi qu’il arrive 10% des 7,5 millions euros  au promoteur Fiminco, soit 750000 euros! Nous sommes ravis de constater que la prise de risque est entièrement à la charge de la ville, et non à la charge du  promoteur de manière équilibrée.

Rappelons que l’arrêt du projet est encore possible: une enquête publique doit voir le jour, la commission nationale d’aménagement commerciale doit rendre un avis dans le 1e semestre 2018 (50% des décisions prises par cette commission en décembre 2018 ont été des refus, stoppant de fait les projets, voir : https://www.entreprises.gouv.fr/cnac/decisions-la-derniere-reunion-cnac).

 

Meilleurs vœux et merci aux 6001 signataires de la pétition « pour rénover la salle des fêtes Jean Vilar, publique » !

Meilleurs vœux et merci aux 6001 signataires de la pétition « pour rénover la salle des fêtes Jean Vilar, publique » !

La foncière FIMINCO, acheteuse de l’espace Jean Vilar, a présenté au Conseil municipal d’Argenteuil, ce mardi 19 décembre, son projet « Cap Héloïse ».

Malgré la mobilisation de son équipe, les deux heures accordées par le Maire, la salle préremplie de partisans de celui-ci, les effets vidéo, 3D et Photoshop, la présentation a fait un flop couru d’avance.

Difficile d’entasser des « salles obscures » de cinéma à 45 mètres de haut en entrée de ville, sans que l’on remarque un énorme pâté dans le paysage.

Difficile de faire croire qu’un 2ème centre commercial à 400 mètres de Côté Seine va « booster » celui-ci, ou qu’un multiplexe à 400 mètres du Figuier Blanc sera une « locomotive » pour notre tout récent cinéma municipal.

Difficile de faire passer 156 logements, à 9 ou 10 étages, pour un équipement commercial ou de loisirs.

Difficile de prétendre préserver les arbres remarquables… avec un plan de masse entièrement bétonné là où ils s’élèvent aujourd’hui.

Difficile de faire croire à une ouverture sur la Seine… en offrant simplement de contempler, du haut de trois étages de parkings aériens, voitures et camions sur la voie rapide.

Difficile de faire passer pour logique le montage financier d’une salle de spectacles privée, exploitée par un promoteur qui n’est pas exploitant de spectacles, laissée bon marché à la Ville 200 jours par an, avec impossibilité de la rentabiliser par ailleurs !

C’était mission impossible. Comme l’a dit Franck Debeaud, conseiller de la majorité municipale, c’est d’un projet humain qu’Argenteuil a besoin sur son « île », et non de cet amas de béton.

Les jours suivant ce Conseil Municipal, des centaines de nouvelles personnes ont signé notre pétition, portant le nombre de signataires à 6001, merci à tous !

La bonne nouvelle de ce Conseil Municipal, c’est que la parole va être rendue aux Argenteuillais à travers *une enquête publique début 2018*.

Nous souhaitons une excellente année 2018 à toutes les personnes, à Argenteuil et au-delà, qui espèrent préserver et embellir ce site, et son paysage célébré par les Impressionnistes.

Nous ferons tout notre possible pour informer et pour faciliter la collaboration entre citoyen·ne·s sur ce projet. Nous accueillons avec plaisir les renforts, et venons d’ouvrir sur helloasso l’adhésion au comité : https://www.helloasso.com/associations/comite-jean-vilar.